Vous connaissez peut-être…

Elus et représentants CFDT chargés de l’accompagnement des personnels

La section CFDT-UB met à votre disposition des élus et représentants de sites pour vous accueillir et répondre à vos questions relatives à votre vie professionnelle, qu’elles relèvent de la gestion de votre carrière, de votre santé ou sécurité au travail, ou plus généralement de vos droits au travail. 

Les élus CFDT siégeant dans les instances de dialogue social (F3SCT, F4SCT) ont pour rôle de représenter les personnels lors de la gestion des situations professionnelles ayant fait l’objet d’un signalement. Ces situations peuvent être d’ordre individuelles, et parfois collectives lorsque les alertes portent sur le fonctionnement d’un service entier. Vos élus ont également un rôle de prévention et protection des personnels via les vites de sites auxquelles ils participent.

Les représentants de site pourront, sur demande, vous proposer un entretien pour recueillir vos questions et/ou difficultés pour signaler ensuite votre situation à nos élus en charge de l’accompagnement des personnels et ce afin que vous puissiez alors bénéficier d’un accompagnement personnalisé adapté.

F4SCT – Formation Spécialisée de Site Santé Sécurité et Conditions de Travail – Site TALENCE

Instance traitant les problématiques relatives aux campus de Talence Batiments A et B, Haut Carré, Arcachon, Mérignac, Le Barp, Les Eyzies, Floirac, Villenave d’Ornon

Titulaires

Adelyne Garcia

Elue suppléante F3SCT – Responsable Administrative et Financière, UF Mathématiques

Emilie Marches

Chargée de communication, Service d’Appui à l’Animation Scientifique des Départements

 

 

Correspondants de sites

Didier Lassaque

Ingénieur de Recherche CNRS, Institut de Mécanique et d’Ingénierie

Site BORDES

Alain Sempey

Maître de conférences en mécanique et ingénierie, IUT Génie Civil

Site BORDES

F4SCT – Formation Spécialisée de Site Santé Sécurité et Conditions de Travail – Site CARREIRE / VICTOIRE

Instance traitant les problématiques relatives aux campus de Carreire, Victoire, Pey-Berland, Argonne, Xavier Arnozan

Elus Titulaires

Laurent Azéma

Elu titulaire F3SCT – Maitre de conférences HDR en Chimie – UF Pharmacie

Site CARREIRE

Jean-Marc Dubois

Elu titulaire F3SCT – Chef de service, Service Audiovisuel et Numérique

Site CARREIRE

Elu Suppléant

Greg Décamps

Professeur de Psychologie – Collège Sciences de l’Homme

Site VICTOIRE

Correspondants de sites

Antoine de Daruvar

Professeur de Bioinformatique, Collège Sciences et Technologies

Site VICTOIRE

F4SCT – Formation Spécialisée de Site Santé Sécurité et Conditions de Travail – Site PESSAC

Instance traitant les problématiques relatives aux campus de Pessac (Rocquencourt, Monadey), Gradignan, Périgueux, Agen, Batyonne, Dax, Bastide, Mérignac Parc de Bourran, Bordeaux Cauderan, Pau, Mont de Marsan

Titulaires

Olivier Sandre

Directeur de Recherche CNRS, Département Sciences de la matière et du rayonnement – Chimie des polymères organiques

Site PEIXOTTO

Dominique Colla

Ingénieure, Direction des systèmes d’information

Site IUT / ROCQUENCOURT

Suppléante

Elizabeth Gardère

Professeur en Sciences de l’Information et de la communication – IAE Bordeaux

Site BASTIDE

Correspondants de sites

Florence Krémer

Maître de conférences, IAE – Sciences de Gestion

Site BASTIDE

Emilie Marches

Chargée de communication, Service d’Appui à l’Animation Scientifique des Départements

Site MONTESQUIEU

Vincent Robin

Maître de conférences HDR en Génie mécanique, INSPE Agen

Sites AGEN / PERIGUEUX

Julie Pascau

PRCE en Sciences de l’information et de la communication, INSPE Pau

Sites PAU / MONT DE MARSAN

Elus CFDT dans les instances centrales de l’Université de Bordeaux

Vos élus CFDT siégeant dans les instances centrales participent à la vie institutionnelle de l’établissement et son amenés à se prononcer sur les différents points à l’ordre du jour : finances, gestion du patrimoine, plan de gestion des emplois, capacités d’accueil des formations, etc.

A partir du calendrier institutionnel des réunions des instances et de l’ordre du jour des réunions, vous pouvez interpeler vos élus afin que leurs interventions puissent tenir compte des avis émanant de la communauté universitaire.

CA – Conseil d’Administration

Collège A

Greg Décamps

Professeur de Psychologie, Collège Sciences de l’Homme

Collège B

Vincent Robin

Maître de conférences HDR en Génie mécanique, INSPE Agen

Collège C

Emilie Marches

Chargée de communication, Service d’Appui à l’Animation Scientifique des Départements

CFVU – Conseil Formation et Vie Universitaire

Collège A – Domaine Lettres, Sciences Humaines et Sociales

Anne Lehmans

Professeure en Culture et Anthropologie de l’information, INSPE Bordeaux

Collège C

Nicolas Méadeb

Chef de bureau, Direction des Relations Internationales

CSA – Comité Social d’Administration

Titulaires

Elizabeth Gardère

Professeur en Sciences de l’Information et de la communication – IAE Bordeaux

Jean-Marc Dubois

Chef de service, Service Audiovisuel et Numérique

Suppléantes

Dominique Colla

Ingénieure, Direction des systèmes d’information

Emilie Marches

Chargée de communication, Service d’Appui à l’Animation Scientifique des Départements

La section CFDT de l’Université de Bordeaux regroupe des membres appartenant à toutes les catégories de personnels de l’université et sont pleinement impliqués dans la vie de l’établissement : en Formation, en Recherche et dans l’ensemble des services, qu’ils soient centraux ou répartis au sein des composantes. Ils partagent un attachement inflexible à l’égard du service public, portent un regard humaniste et exigeant sur la mise en œuvre des missions de l’université qu’ils souhaitent engagée et responsable, et soutiennent une conception vivante et participative de la démocratie  académique.

La section CFDT-UB est structurée en 4 Pôles d’activités. Les responsables des 4 Pôles forment, avec le Secrétaire Général, le bureau exécutif de la section CFDT-UB.

Pôle "Instances Centrales"

Pôle dont les missions consistent à coordonner le travail des élus CFDT au sein du Conseil d’Administration et du Conseil Académique (Commission Formation Vie Universitaire ; Commission Recherche) en lien avec le travail des élus au Comité Social d’Administration.

Pôle "Accompagnement des personnels"

Pôle dont les missions consistent à coordonner le travail des élus de la Formation Spécialisée Sécurité Santé et Conditions de Travail (F3SCT et F4SCT des différentes sites) ainsi que le travail des coorespondants de site en charge de l’accompagnement des personnels

Pôle "Communication"

Pôle en charge de la politique éditoriale de la section, de la communication interne à destination des élus, adhérents, sympathisans, de la diffusion des informations syndicales aux personnels de l’Université), de la gestion du site web de la section

Pôle "Animation"

Pôle en charge de l’organisation d’événements et de manifestations thématiques à destination des personnels de l’Université ou du grand public en coordination avec les autres sections et syndicats CFDT régionaux

Télécharger l’Organigramme de la Section CFDT-UB :

cfdt@u-bordeaux.fr

Forts de leurs expériences au sein de différentes instances académiques locales, nationales ou internationales, les membres de notre collectif s’engagent pour faire une notre établissement une organisation interne fondée sur la bienveillance et sur la reconnaissance, le respect et l’écoute de chacun, tout en défendant de façon inflexible les valeurs de la démocratie dans un contexte de fragilisation des libertés académiques et de montée des discours polarisés où la violence et la radicalité gagnent du terrain. Ces idées et valeurs se déclinent en la proposition d’actions dans le champ de la formation, de la recherche ainsi que de la vie institutionnelle, comme précisées ci-après :

FORMATION ET VIE ETUDIANTE
  • Améliorer les conditions d’étude et de vie et veiller à la santé mentale des étudiantes et des étudiants : porter attention à leur intégration, à la prévention en santé, à l’accompagnement social, à l’accès au logement et à la culture
  • Promouvoir une vision de la réussite qui dépasse les seules performances académiques en développant notamment la personnalisation et l’internationalisation des parcours
  • Permettre aux étudiants de réfléchir à leurs aspirations, et aux besoins de la société, pour construire une stratégie d’insertion professionnelle qui réponde à la question du sens
  • Soutenir des pédagogies innovantes et inclusives, qui favorisent le développement de la confiance en soi pour la réussite de toutes et tous
  • Reconnaitre et valoriser les différentes formes d’engagement, qu’il soit associatif, scientifique ou citoyen, comme une composante à part entière de la formation
  • Contribuer à l’accès à l’enseignement supérieur des migrants et des exilés quel que soit leur statut
RECHERCHE ET INNOVATION
  • Défendre la liberté académique face aux pressions économiques ou politiques et protéger le statut singulier du savoir scientifique et sa prise en compte par les décideurs publics
  • Soutenir une recherche de qualité, intègre, interdisciplinaire et ouverte, qui aide à faire face aux multiples défis de notre époque
  • Favoriser une réflexion éthique sur l’innovation, pour préserver l’humain et résister aux dérives d’une société de plus en plus technicienne et déshumanisée
  • Intégrer les enjeux de durabilité dans la politique scientifique et promouvoir une éthique environnementale de la recherche
  • Nourrir le lien science-société en favorisant la diffusion des savoirs et en abordant de façon non polémique les grands débats sociétaux même lorsqu’ils sont sensibles
VIE INSTITUTIONNELLE
  • Lutter contre toutes formes de violence et de discrimination au sein de la communauté universitaire
  • Porter de façon inconditionnelle attention et assistance aux collègues en situation de précarité, de vulnérabilité ou de difficulté professionnelle
  • Réduire l’empreinte environnementale de l’université par des efforts collectifs en plaçant les questions de transition au cœur du dialogue social
  • Diversifier les opportunités et les espaces de dialogue et de participation, notamment pour la communauté étudiante, pour orienter les décisions de l’université
  • Promouvoir des pratiques réflexives, critiques et délibératives liées à l’Intelligence Artificielle et aux technologies numériques pour définir les orientations et la direction souhaitées ainsi que les moyens pour y parvenir
  • Favoriser la transversalité et le décloisonnement entre les composantes de l’établissement pour développer l’interdisciplinarité

Parce que vous êtres nombreux à nous adresser des questions, voici les réponses que notre collectif peut vous apporter et ainsi conforter votre choix de voter pour nos listes lors des élections professionnelles à venir.

En quoi proposez vous une démarche originale et comment voulez-vous agir ?

Nous souhaitons jouer un rôle actif dans les conseils centraux afin qu’ils ne soient pas de simples chambres d’enregistrement mais des lieux de débat où l’on contribue à orienter les choix de l’université. Pour que nos élus puissent jouer ce rôle, nous travaillerons de façon ouverte et participative afin d’élaborer, avec tous les personnels qui le souhaiteront, des propositions concrètes sur les grands enjeux qui concernent notre communauté et nos missions.

Comment allez-vous sélectionner les thèmes sur lesquels vous souhaitez être force de proposition ?

Nous souhaitons concentrer nos réflexions et nos propositions sur des thèmes qui touchent largement la communauté universitaire et travailler là où nous pouvons être une force de proposition à la fois créative et réaliste : imaginer des solutions nouvelles, mais toujours ancrées dans les contraintes et les besoins concrets.

Comment proposez-vous d’associer la communauté à la définition des orientations et aux prises de décisions ?

Nous sommes très favorables aux démarches de démocratie participative inspirées des conventions citoyennes. Les objectifs de l’établissement dans différents domaines devraient s’appuyer sur des avis produits à travers ce type de démarche ou toute autre forme impliquant la communauté.

Pouvez-vous donner des exemples de tels thèmes en expliquant en quoi ils sont prioritaires ?

Voici quelques exemples qui constituent des priorités à nos yeux, en sachant que cette liste issue de nos premiers échanges de campagne sera enrichie dans les prochains jours.

Quête de Performance : impacts sur nos missions de service public et sur la qualité de vie au travail

La question de la performance concerne une grande partie de la communauté universitaire car elle traverse toutes nos missions : recherche, formation, gestion, accompagnement, pilotage. Les injonctions à produire toujours plus – plus vite, avec des moyens souvent contraints – génèrent une pression ressentie par toutes et tous.

Cet enjeu est central pour un établissement public : il interroge directement notre capacité à remplir nos missions avec sens, équité et responsabilité. Une recherche ou un enseignement soumis exclusivement à une logique de rendement perd son sens, fragilise les équipes et détériore la qualité de vie au travail.

Il ne s’agit pas de refuser l’idée de performance, mais de la repenser. Les approches actuelles, ont certes contribué à structurer une culture de l’évaluation, mais elles réduisent souvent la valeur du travail à ce qui est mesurable, au détriment de dimensions essentielles : intégrité scientifique, impact social, inclusion, soutenabilité des charges de travail, qualité du dialogue interne.

À l’inverse, une conception plus large et plus pertinente de la performance est aujourd’hui portée par la responsabilité sociétale des universités (RSU). Elle invite à intégrer dans l’évaluation les contributions sociales, environnementales, démocratiques et humaines de l’université. Elle valorise la diversité réelle des missions et reconnaît les étudiants et les personnels comme des parties prenantes à part entière.

La question est donc de définir ce qui compte vraiment pour une université publique : replacer les missions au cœur de l’action, garantir la soutenabilité des activités, reconnaître la pluralité des contributions (scientifiques, pédagogiques, administratives, collectives), et proposer des critères d’évaluation qui ne soient pas uniformisés ni déconnectés des réalités du terrain.

C’est ce débat que nous souhaitons ouvrir : celui d’une performance utile, juste, partagée et alignée avec les valeurs et les responsabilités d’un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Pédagogie universitaire, santé mentale et bien-être étudiant

La relation entre pédagogie et santé mentale des étudiants concerne l’ensemble des composantes de formation ainsi que les services d’appui, car elle touche directement nos missions fondamentales : accueillir, former et accompagner vers la réussite.

Le malaise étudiant, documenté localement comme nationalement, constitue un enjeu majeur pour l’université : anxiété et éco-anxiété, surcharge, isolement, difficultés financières pour assurer les besoins vitaux liés au logement et à l’alimentation, ou encore problèmes d’orientation affectent la capacité des étudiants à apprendre et à s’engager dans leurs études. Une pédagogie plus inclusive, plus réflexive et mieux articulée à l’accompagnement étudiant peut contribuer à réduire ce malaise et à améliorer durablement les conditions d’étude.

Pour les personnels, il s’agit également d’un enjeu de cohérence institutionnelle : on ne peut constater la détresse étudiante sans interroger les modalités pédagogiques, l’évaluation, le rythme des semestres ou les dispositifs de soutien. Ce thème permet d’engager largement la communauté — enseignants, responsables pédagogiques, BIATSS, services de santé, associations étudiantes — dans une démarche concrète au service du bien-être et de la réussite.

Réfléchir et agir collectivement pour une transition ambitieuse et juste

L’empreinte environnementale d’une université engage l’ensemble de sa communauté, car elle concerne l’utilisation des surfaces, l’artificialisation des sols, la performance des bâtiments, les déplacements, les achats, le numérique, les pratiques de recherche et d’enseignement. Chacun contribue à cette empreinte, volontairement ou non, et chacun peut donc participer à sa réduction.

Cette mobilisation individuelle et collective entraîne souvent un questionnement quant à la façon de mener nos activités professionnelles. Elle a donc une incidence sociétale pour l’ensemble des personnels, c’est pourquoi une mobilisation collective est indispensable. Elle répond à un double enjeu :

  • Pour l’établissement, il s’agit, grâce à l’engagement de sa communauté, d’agir avec détermination en faveur des transitions pour être à la hauteur des enjeux et donner l’exemple attendu d’une institution publique.
  • Pour les personnels et les étudiants, il s’agit de coconstruire une trajectoire crédible, juste et compréhensible, qui tienne compte des contraintes réelles, en accompagnant la communauté pour lever les inévitables résistances à des changements parfois profonds et complexes.

Une forte ambition dans ce domaine n’est possible que si elle est pensée dans sa complexité et portée collectivement. Elle doit reposer sur une répartition équitable des efforts pour être légitime et durable. Associer largement la communauté permettra de construire des solutions pragmatiques adaptées aux réalités du terrain. L’engagement collectif encouragera la gouvernance à adopter des choix ambitieux. Il garantira que la transition ne se fera pas au détriment de certains personnels ou services plus exposés.

Fluidifier la mobilité professionnelle interne

La mobilité interne concerne directement une proportion importante des personnels BIATSS mais aussi, de manière croissante, des enseignants-chercheurs qui souhaitent diversifier leurs missions ou changer d’affectation de recherche. Pour beaucoup, elle représente un levier essentiel de développement professionnel, d’évolution de carrière et de qualité de vie au travail.

Aujourd’hui, les mécanismes de la mobilité sont bloqués par différents facteurs : complexité et manque de lisibilité des procédures ; rigidité des fiches de poste ; contraintes opérationnelles des services qui fonctionnent en flux tendu ; déficit de valorisation de la mobilité dans les parcours, etc. Cette situation entraîne démotivation, sentiment d’impasse professionnelle et, au final, une perte de compétences et d’engagement pour l’établissement.

Fluidifier la mobilité est donc un enjeu stratégique : cela permettrait de mieux utiliser les talents, de favoriser les trajectoires choisies, d’adapter les services aux évolutions des missions et de renforcer l’attractivité de l’université. C’est aussi une question de justice et de reconnaissance pour les collègues qui souhaitent évoluer sans être contraints de quitter l’établissement.

Penser collectivement l'innovation responsable

Les innovations concernent l’ensemble de la communauté universitaire, qu’il s’agisse de celles qui, comme l’IA générative, transforment nos métiers, ou de celles auxquelles participe l’établissement en lien avec ses activités de recherche. Or, si ces innovations peuvent produire des transformations utiles, elles soulèvent aussi des risques en termes d’éthique ou d’impacts environnementaux et sociaux non anticipés.

Cet enjeu est donc crucial pour une université publique : il interroge notre responsabilité vis-à-vis des techniques que nous contribuons à créer ou à diffuser. Les choix en matière d’innovation ne peuvent pas reposer uniquement sur des logiques d’opportunités économiques, de compétitivité ou de productivité. Ils doivent intégrer des critères de soutenabilité, d’éthique, d’inclusion, d’équité et de respect des valeurs du service public.

Associer largement la communauté permettrait de mettre en débat les orientations technologiques, d’éclairer les arbitrages et de rendre visibles les tensions entre bénéfices attendus et impacts potentiels. C’est aussi une façon de reconnaître la pluralité des expertises présentes dans l’établissement et de développer une culture commune de vigilance et de responsabilité.

Nous voulons ouvrir ce débat collectif, inspiré par la pensée de Jacques Ellul, afin de promouvoir une innovation utile, socialement responsable et alignée avec les missions et valeurs fondamentales de l’université.

Relations entre l'université et son territoire : impact, responsabilités, coopérations

Les relations entre l’université et son territoire traversent nos activités quotidiennes : formation, recherche, innovation, culture scientifique, vie étudiante, partenariats avec les collectivités et les acteurs socio-économiques. Une université est un acteur majeur du développement territorial : elle forme les futurs professionnels, contribue à la vitalité économique, influence les politiques publiques et participe à la cohésion sociale.

Cet enjeu est particulièrement important dans un contexte où les attentes de la société vis-à-vis des établissements publics d’enseignement supérieur s’intensifient : attente de solutions aux enjeux globaux, de réponses aux besoins en compétences, de participation au débat public. Comprendre l’impact territorial de l’université implique de penser nos missions dans une perspective plus large : comment nos choix institutionnels façonnent-ils le territoire ? Quelles relations construire avec les collectivités, les associations, les entreprises, les citoyens ?

Associer la communauté à cette réflexion permettrait d’identifier ce que l’université apporte réellement au territoire, mais aussi ce qu’elle pourrait faire autrement ou mieux. Cela revient à interroger nos priorités, la soutenabilité de nos partenariats, la circulation des savoirs, la place de la science dans l’espace public et la façon dont les étudiants et personnels vivent le territoire.

Nous souhaitons une université pleinement actrice de son environnement, consciente de ses impacts, engagée dans son territoire et fidèle à ses missions de service public.

Pour ou contre l’utilisation de l’IA générative ?

Nous ne sommes pas hostiles à l’utilisation de l’IA générative, à condition que son usage soit régulé pour prendre en compte ses impacts environnementaux et sociaux. Comme pour toute innovation, son emploi doit être justifié par une contribution réelle à la qualité de la recherche, de l’enseignement ou du service rendu. Nous sommes opposés aux usages « gadgets » ou trop énergivores au regard des bénéfices obtenus.

Au-delà de ses impacts environnementaux, l’IA générative comporte des risques : dépendance technologique et perte de compétence, opacité des modèles, biais des production, atteinte à l’intégrité scientifique, pression accrue sur la productivité des personnels, atteintes potentielles à la vie privée. Notre position est donc de promouvoir une sensibilisation et une réflexion collective sur ces usages, afin de mettre en place une régulation qui protège nos missions et nos valeurs.

Pourquoi votre attachement à Enlight ?

ENLIGHT (alliance européenne de 10 universités dont notre établissement fait partie) est une opportunité majeure : ouverture internationale et interculturalité, mobilité étudiante et enseignante, projets communs en recherche, en formation et innovation pédagogique. Mais c’est surtout un espace où l’on peut réfléchir différemment, comparer nos pratiques et apprendre d’autres universités. Nous y sommes attachés parce que cette alliance peut renforcer notre capacité à innover dans la formation, la recherche et surtout dans la transition écologique et sociale. ENLIGHT est un levier et doit être une opportunité pour chacun de prendre du recul par rapport à nos pratiques.

C’est quoi l’éthique environnementale de la recherche ?

L’éthique environnementale de la recherche consiste à interroger l’impact écologique des activités scientifiques : consommation de ressources, usage du numérique, déplacements, équipements, production de déchets ou collecte de données. Elle vise à concilier l’exigence scientifique avec la responsabilité environnementale. Cela signifie réfléchir aux choix que nous faisons, aux alternatives possibles et à la manière de réduire nos impacts sans renoncer à la qualité de la recherche. Comme l’éthique en matière d’expérimentation sur l’homme ou sur les animaux, c’est une démarche d’exigence et non une atteinte à la liberté des chercheurs.

Adhérer à la Section CFDT de l’Université de Bordeaux, c’est en fait adhérer au Syndicat CFDT Enseignement, Formation et Recherche Publiques de l’Académie de Bordeaux.

Adhérer, c’est aussi bénéficier du soutien et de l’accompagnement de vos représentants pour toute situation professionnelle : vos droits professionnels, la gestion de votre carrière, votre qualité de vie et santé au travail.

Adhérer, c’est aussi donner à votre syndicat les moyens de réaliser toutes les actions locales et nationales permettant l’accompagnement de tous les personnels.

Et pour toute prise de contact, vous pouvez écrire à l’adresse :

cfdt@u-bordeaux.fr